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Agriculture bio : au Bénin, le soutien de l’État fait défaut selon des producteurs

Au Bénin, les petites et moyennes entreprises agricoles, au Bénin taillent plus d'importance au secteur bio. Un secteur prometteur de richesse, qui permet le renchérissement des denrées issues de l’agriculture conventionnelles rend l’agriculture bio plus compétitive.

Chaque semaine, dans sa villa familiale située à Cotonou, Pierre-Louis Amoussou organise son marché bio. Depuis 7 ans déjà, ce scientifique de haut niveau,qui s’est donné a l’agriculture vend les produits de sa ferme de sept hectares ainsi que ceux d’un groupement de producteurs bio. Il produit de la laitue Eden, de la feuille de chêne, des concombres ordinaires, des aubergines et autres.

« Je peux dire que depuis que nous avons commencé, il y a une évolution des mentalités, une sensibilisation qui est faite et une prise de conscience des bienfaits du bio » a t-il expliqué. Une prise de conscience qui n’a pas encore atteint les pouvoirs publics, déplore t-il.

« Nous vivons de fonds propres, nous ne recevons aucune aide du gouvernement pour faire ce que l’on fait. Si nous étions accompagnés, cela nous aiderait à étendre nos capacités. Par exemple, la ferme aurait vocation à être un centre de formation en bonne et due forme pour améliorer la santé des gens », explique-t-il.

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Le soutient de l’État pour donner un coup de pousse à la filière bio

Un ancien élève de Pierre-Louis, Rawlings Gnanga Amoussou , enseignant d’agronomie est lui aussi produiteur des jus de fruits. Son problème est qu’il n’arrive pas à trouver des producteurs d’ananas bio. « Les producteurs que je rencontre sont plus dans l’agriculture conventionnelle, parce que la production bio nécessite beaucoup de travail, beaucoup d’énergie et beaucoup d’argent », indique-t-il. Or, vu la cherté de la vie au Bénin actuellement, beaucoup préfèrent faire de l’agriculture conventionnelle. Reste qu’avec le coût croissant des engrais et des pesticides, les producteurs conventionnels sont obligés d’augmenter les prix, et les produits bio deviennent plus compétitifs. Mohamed Wabi est un producteur du sel enrichi aux dix-sept épices, qui remplace les bouillons cubes. Et le prix de vente n’a pas connu de changement cette année. « Parasel, dès que vous l’utilisez dans la cuisine, vous oubliez le sel, les bouillons et vous faites un excellent repas. Un repas sain. Les fibres des dix-sept épices renforcent votre système immunitaire… », déclare Mohamed Wabi.

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Dans certains domaines comme les jus de fruits, le différentiel de prix entre le bio et le conventionnel est encore très important, du simple au double. Les producteurs bio pensent que , sans le soutient de l’État, il sera difficile la filière de se développer.

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