PromoLeaders, JIF 2021: PAROLE AUX FEMMES. Myr Ash

Myrtille Akofa HAHO

Je suis Myrtille Akofa HAHO, gestionnaire-comptable de formation, auteure, écrivaine béninoise. J’ai étudié la comptabilité, les sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi. J’ai à mon actif deux recueils de poèmes que j’ai publiés au Bénin. J’ai participé à plusieurs anthologies et ouvrages collectifs avec d’autres écrivains d’ici et d’ailleurs. Je suis co-fondatrice du blog littéraire béninois « Biscottes littéraires » qui est une plateforme virtuelle d’expression des écrivains africains pour découvrir leurs œuvres et leurs parcours.

– Que représente pour vous le 08 mars, Journée Internationale de la Femme ?

La Journée Internationale de la Femme représente le symbole de la consécration des luttes réalisées depuis des décennies par des femmes et des hommes pour permettre à la femme de prétendre à des droits qui lui reviennent par nature et non par privilège. Cette journée rappelle que tant qu’il y a à faire, rien n’est encore fait dans la mesure où dans certaines contrées du monde, des femmes continuent d’être abuser, leurs droits bafoués. C’est la situation de l’être féminin dans toute son entièreté qui est célébrée et le rappel de tous les efforts déjà consentis pour en arriver là.

– Quel est l’impact des femmes dans la société ?

L’impact des femmes dans la société n’est plus à démontrer. La femme est mère, elle donne la vie et l’entretient. Chaque enfant qu’on en enseigne est un homme qu’on gagne, dit-on. Chaque fille qu’on éduque est une nation qu’on élève. La Femme qu’elle soit rurale ou citadine est pourvoyeuse de richesses, elle est gérante des biens du noyau familial. En société, même sans occuper une place de responsabilités, elle a toujours l’esprit de prévision, d’organisation et de gestion. On ne saurait citer tous les rôles que joue la femme dans la société car on en oublierait. C’est le moment de rendre hommage à Rosa Parks, à Simone Veil, à Ellen Johnson Sirleaf, aux amazones de tous les royaumes du monde notamment celles d’Abomey, à toutes les vaillantes femmes qui luttent dans l’ombre contre les mutilations génitales féminines, contre les violences faites aux femmes, contre le mariage précoce et pour l’accès à toutes les jeunes filles à l’école. Elles sont légion et font un travail monstre pour que le 8 Mars, on se réjouisse un peu du parcours effectué.

– Quelles difficultés rencontrent-elles ?

Les difficultés ont toujours existé quand il s’agit de défendre des droits et de prévaloir à une place dans la société. Il faut souvent faire face aux rapports de force, à la misogynie à peine voilée, à la féodalité due à la culture dans laquelle nous sommes moulés. Pour accéder à certains postes de responsabilités, on préfèrera un homme à une femme par habitude que par compétences, la règle de droit n’est pas toujours dite quand il faut dénoncer les abus que subissent les femmes. Aujourd’hui, on en est à apprendre aux femmes à dénoncer leurs bourreaux. En somme, chaque jour est un combat.

– Quelles approches de solution préconisez-vous ?

Des approches de solutions, il y a en a toujours notamment ne pas rater la base de l’instruction des filles à l’école, une éducation adéquate fera des femmes accomplies qui connaissent leurs droits et peuvent les revendiquer.

Propos recueilli et publié par Charly Djouah

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