PromoLeaders, JIF 2021: PAROLE AUX FEMMES. Célia FIOGBE

Célia FIOGBE

Je suis Célia FIOGBE, dans la trentaine, mère de trois (03) filles. J’ai une Licence en Production et Santé Animales et un Master en Normes et Contrôle de Qualité des Produits Agroalimentaires. Je suis aussi auditeur qualité ISO 9001. Je suis une passionnée de tout ce qui a trait à l’élevage surtout le volet exploitation des ressources animales pour couvrir les besoins en viandes de la population afin de favoriser une consommation locale de qualité gage d’une sécurité sanitaire et d’un épanouissement. Je suis la Directrice de AgroDynamique Food and Service (ADFS) qui est une entreprise qui fait la transformation et distribution des produits fermiers en denrées faciles d’usage comme des viandes fraiches, assaisonnées, grillées, fumées et des saveurs d’ailleurs à base de volailles. Je suis egalement Directrice du Cabinet AuditAgro Sarl, j’accompagne les producteurs à la performance dans leurs exploitations agricoles.


– Que représente pour vous le 08 mars, Journée Internationale de la Femme ?
Le 08 Mars, Journée Internationale de la Femme, loin d’être une occasion de joie et de fête, est un RDV annuel pour revisiter et repasser à la loupe les conditions des femmes à travers le respect de leurs droits dans leurs domaines d’activité. 


– Quel est l’impact des femmes dans la société ?
Les femmes sont les êtres très puissants qui assurent l’équilibre dans la société. Toutes les sociétés qui accordent plus de places à la femme, se donnent plus de moyens de prospérer. Les femmes de plus en plus démontrent de leur compétence aux postes de responsabilité qu’on leur confie. Elles savent allier douceur ou diplomatie, à une force de caractère qui leur permet d’exprimer leur leadership dans la société. Avec une apparence douce, mais une autorité ferme, elles déploient d’incroyables efforts qui façonnent le monde. Les femmes par nature, ne cachent pas leur peine, ce qui leur permet de révéler au monde les discriminations subies qui les empêchent d’éclore leurs compétences et atouts. Depuis la maison jusque dans le milieu professionnel, elles savent réclamer l’égalité des salaires et le partage des responsabilité (surtout dans les cas où elles se sentent lésées). A responsabilité égale avec les hommes, les femmes dirigeantes font plus montre des compétences et connaissances qui impactent significativement les politiques et décisions. 


– Quelles difficultés rencontrent-elles ?
Les obstacles sociaux continuent d’empêcher les femmes d’exprimer leur leadership. Dans le secteur des ressources animales, par exemple, la femme n’a pas facilement accès aux terres et aux ressources financières. Elle doit supplier le monde autour d’elle (mari, parents, amis) pour exploiter une terre ou pour obtenir une garantie fiable pour avoir un prêt bancaire, ce qui est parfois difficile car très peu de proches lui feront confiance. Ceci constitue souvent un frein à l’autonomisation économique des femmes.


– Quelles approches de solution préconisez-vous ?
Je n’aime pas réclamer le droit à la parité, mais plutôt une place de choix qui permet à la femme d’avoir tous les facteurs qui doivent favoriser son autonomisation et sa contribution à la gouvernance. Une facilitation d’accès aux meilleures connaissances et compétences, des conditions particulières pour lui permettre (notamment pour les femmes œuvrant dans les ressources animales) l’accès aux ressources (terres ; finances ; intrants). Ces femmes constituent les 60% de la main d’œuvre qui assurent la disponibilité constante de l’aliment pour la société.


Propos recueilli et publié par Charly Djouah

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