Interview avec Anna Teko : Je ne pense pas que je sois arrivée à un quelconque succès. Je suis toujours sur le chemin pour atteindre mon but.

Le Dimanche 08 Mars 2020 au Casino de PARIS, l’artiste chantre Anna TEKO de nationalité béninoise, prestera accompagnée de ses musiciens et danseurs. Comme promis, Nouvelle Afrique Magazine l’a rencontré lors d’une interview à travers laquelle Anna TEKO avec cœur, a voulu bien se prêter au jeu, pour se livrer à nos lecteurs.

Rappelons que Anna Teko est l’une des plus belles voix spirituelles qui se prépare à émerveiller son public. Prenez le rendez-vous avec nous pour suivre en image les moments de ce concert sur notre page facebook Nouvelle Afrique Mag.

INTERVIEW

Nouvelle Afrique Magazine : Bonjour Anna. Tout d’abord merci de nous accorder cette interview, peux-tu rapidement te présenter à nos lecteurs ? (qui es-tu, ta vie, ton parcours).

Anna Teko : Bonjour, je m’appelle Anna Teko épouse GABELUS. Je suis originaire de Lokossa (Bénin). J’ai aujourd’hui 37 ans et je suis mariée mère de 5 enfants.

Je réside à la fois au Bénin, aux Antilles, et en France, mais ma résidence principale est à Dangbo (Bénin).

J’ai quand même une longue carrière de chanteuse derrière moi car j’ai commencé à chanter sur scène il y a 33 ans. J’espère aussi que Dieu me permettra de chanter pour lui jusqu’à la fin de mes jours sur terre.

Je n’ai pas toujours chanté du Gospel mais j’ai accepté cette mission en 2009 quand je me suis installée à la Martinique.

A cette époque j’avais le choix de faire un album profane mais j’ai ressentis une folle envie de faire de ma vie toute entière un témoignage vivant d’action de grâce pour toujours, parce que Dieu avait enfin répondu à mes prières.

Il m’avait permise de me marier avec l’homme de ma vie, et d’avoir la paix du cœur.

N.A.M : Laquelle de ces deux appellations te convient-elle : Chantre ou artiste musicienne ?

A.T : Je préfère Chantre, car je suis un instrument du Seigneur et je prends mon travail de chanteuse du Seigneur avant tout comme une mission.

N.A.M : Vis-tu de ta musique ? Bien ou mal ?

A.T : Je ne peux pas me plaindre car même si je ne roule pas sur l’or, j’arrives à nourrir ma famille et à apporter mon soutien à des personnes nécessiteuses.

N.A.M : Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans ta pratique de la musique spirituelle et gospel ?

A.T : De lire dans les yeux des gens l’émotion et le changement positif que mes chants ont sur eux. Je me sens utile et ma vie a un sens. Je sais pourquoi je suis née et pourquoi Dieu m’a appelé à le servir. Merci mon Dieu.

N.A.M : Et le plus difficile et décevant ?

A.T : C’est quand on utilise mon nom pour essayer d’escroquer. Ça me fait très mal, mais je me protège de plus en plus avec l’aide de ma famille, et mes amis.

N.A.M : Quel est ton rêve d’artiste musicienne spirituelle ?

A.T : Je veux être la Chantre qui gagne le plus d’âmes pour Dieu. Être la bouche du Seigneur pour propager sa parole par le chant sacré dans le monde entier.

N.A.M : Quelle reconnaissance attends-tu de Dieu ?

A.T : J’ai déjà l’espérance du salut et c’est l’essentiel. Sinon c’est moi qui suis reconnaissante envers lui. Tous les jours je lui dis merci pour ma famille, la santé, le pain quotidien, mon évolution.

N.A.M : Te sens tu isolée, ou pense-tu qu’il existe suffisamment de structures ou personnes pour te permettre de t’exprimer ?

A.T : Je ne peux pas me plaindre mais je pense que en général il y’a un manque de soutien des artistes béninois au niveau des structures gouvernementales. Nous avons besoin de montrer au monde que le Bénin regorge de talents. Il faut avoir une vraie politique d’accompagnement dans l’évolution des carrières. Aussi, je suis prête à apporter ma pierre pour la création d’une grande école des métiers des arts. Le Bénin n’a pas de ressources minières comme ailleurs, mais elle a une des plus grandes richesses culturelles qu’il faut valoriser.

N.A.M : A écouter tes albums, on note immédiatement une certaine facilité à toucher le cœur des gens, es-tu autodidacte ou bien tu es passée par un apprentissage classique de la musique ?

A.T : J’ai appris à chanter à la chorale, mais je me suis perfectionnée dans une école de chant en France. A l’époque j’avais bénéficié d’une bourse d’étude du gouvernement béninois pour aller me perfectionner dans une école en France. J’ai maintenant envie de restituer toutes ces années d’expériences à d’autres jeunes talents de mon pays.

N.A.M : On t’a connu quand tu étais toute petite à travers une chanson (les enfants de rue), quels conseils donne tu aux enfants de ton âge d’entre temps qui aimeraient faire comme toi ?

A.T : Apprenez d’abord à chanter avant de vouloir vous lancer. Beaucoup de jeunes artistes viennent me voir pour demander de l’aide mais je constate que la plupart du temps ils ne sont pas bien formés. Par exemple au Bénin nous ne savons pas encore travailler la justesse vocale et il s’avère que c’est le plus important dans le chant. Vous pouvez avec la voix la plus puissante et belle, mais si vous chantez faux, vous n’irez pas loin.

N.A.M : Tu as certainement plusieurs autres projets, peux-tu nous en parler et nous les décrire en quelques mots ?

A.T : J’ai l’intention de me produire dans les plus grandes salles de concerts, pour montrer que la musique afro-gospel a sa place dans le paysage musical mondial.

N.A.M : A l’écoute de certains de tes albums, on ressent une source d’inspiration divine, peux-tu nous dire quelles sont ces sources d’inspiration ?

A.T : C’est la personne de Jésus notre Seigneur. Il m’inspire beaucoup car son puissant message d’amour impact le monde depuis plus de 2000 ans et ce n’ai pas prêt de s’arrêter.

N.A.M : La musique occupe certainement une grande partie de ton existence, quels sont tes autres passions ou centres d’intérêt en dehors de la musique ?

A.T : A part la musique, je passe la plupart de mon temps à m’occuper de ma famille biologique, ainsi que mes enfants spirituels que Dieu m’a confié.

N.A.M : Peux-tu nous parler de ton actualité pour 2020

A.T : L’orphelinat « Jean Teko » que j’ai crée a Dangbo, continue d’évoluer. J’organise aussi des séjours de vacances au bénin pour les touristes antillais.

Sinon je suis en concert le 8 Mars 2020 au Casino Paris, et c’est un grand jour pour moi, car c’est une grande salle et je serai accompagnée par mes musiciens qui viennent spécialement du Bénin.

N.A.M : Mis à part la chanson, as-tu un autre métier ?

A.T : Oui, Maman et Épouse à plein temps.

N.A.M : La femme pour toi se résume à quoi ?

A.T : La plus belle création de Dieu

La cerise sur le gâteau de Dieu

Le Cœur de Dieu

N.A.M : A quel moment de ta vie, tu as pris la décision de chanter pour Dieu ?

A.T : C’est au fil des années que je me suis spécialisée dans le Gospel Afro-caribéen, et c’est en 2009 que j’ai finalement décidé de ne chanter que pour mon Dieu. Même si je suis dans une famille chrétienne il m’a fallut tout ce temps pour faire mes propres expériences avec Dieu et grandir dans la foi.

N.A.M : C’est qui ton modèle de vie artistique ?

A.T : Je n’ai pas un model d’artiste en particulier, mais j’apprécie beaucoup les artistes comme Maggie Blanchard, Rebecca Maloupe, Dena Mwana, Bella Belo, Marc Anthony

N.A.M : Ton plus beau souvenir en tant que artiste ?

A.T : C’est mon premier grand concert en Martinique, dans la salle Atrium en 2011. J’avais fais deux séances le même jour à guichet fermé. S’était un peu le lancement de ma carrière aux antilles-guyane. Depuis j’ai chanté dans cette salle plus de 8 fois.

N.A.M : Tu dois avoir rencontré beaucoup de difficultés avant d’arriver à ce niveau, parle nous en.

A.T : En vérité j’ai eu du mal au début à trouver mon style, et mon public. Je ne pense pas que je sois arrivée à un quelconque succès. Je suis toujours sur le chemin pour atteindre mon but.

N.A.M : Les questions décalées (trois questions pour en savoir un peu plus qui n’ont pas forcément rapport avec ton actualité musicale)

•Si tu devais ne garder que trois albums parmi tous les albums que tu possèdes, lesquels choisirais tu ?

A.T : Mon miracle

Kafu Kafu

Un si grand Amour

•Quel est ton plat préféré ?

A.T : -Akoumè /gbekoiun

•Aurais-tu une anecdote de studio ou de concert à nous faire partager ?

A.T : Le dernier album a été un combat quotidien jusqu’à sa sortie. Le diable a essayé d’empêcher sa sortie, mais mon mari et moi nous avons persévéré avec foi. Figurez vous que l’album avait déjà été réalisé en France, mais je n’étais pas satisfaite du son. Comme le réalisateur ne voulait pas que je fasse des modifications sur son travail, j’ai été obligée de reprendre l’album entier en Martinique. Je ne suis pas déçue.

Interviewer par Nouvelle Afrique Magazine

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