TICAD 2019 : Le Japon à la conquête du continent africain.

Du 28 au 30 août, la ville japonaise accueille la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). Une importante rencontre pour la politique étrangère du Japon qui lui permettra de s’impliquer dans le développement du continent africain.

Pour la plus grande conférence internationale organisée au Japon, les Chefs d’États et de gouvernements africains, représentants de la société civile, entrepreneurs se réunissent du mercredi 28 au vendredi 30 août pour la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad).

Cette conférence coorganisée avec l’ONU, la Banque mondiale et l’Union africaine depuis 1993, est la septième édition et a pour thème : « Faire progresser le développement de l’Afrique à travers les hommes, la technologie et l’innovation. » Avec cette rencontre internationale, le Japon veut consolider ses positions, dans la politique de développement du continent africain tant convoiter.

Présence des alliés africains à l’international

Depuis des décennies, des entreprises japonaises sont présentes sur le continent. Ces dix dernières années le Japon se tourne réellement vers l’Afrique « avec un intérêt fondamentalement politique, explique Jean-Marie Bouissou, historien, auteur de « Les leçons du Japon » (1). Le Japon veut alors obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et il a besoin du réservoir de voix des pays africains. » Le Japon n’obtient pas le siège, mais progresse dans certaines instances onusiennes grâce à l’appui de partenaires africains. En 1993, lors du lancement de la Ticad, l’initiative nippone est pionnière.

Le président Muhammadu Buhari s’est joint aux autres dirigeants mercredi à la séance d’ouverture et à la séance plénière de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, à Yokohama, au Japon.

Serge ATIDEGLA AMOUSSOU