SENEGAL : Autoroute à péage : Vers la fin du calvaire des tarifs élevés.

Dans certains pays africains, la cherté de vie de la population, et les difficultés que rencontrent les gouvernants pour assurer le volet social et l’adaptation aux nouvelles reformes entreprises pour relever les défis, certains chefs d’État choisissent d’étudier les voies et moyens pour alléger les taxes qui souvent, constituent un poids de souffrance et ensuite réfléchir sur comment mener une politique de développement axée sur des reformes de bonne gouvernance.

Le Sénégal sur le plan routier, depuis février 2018, a lancé une étude pour revoir à la baisse, les tarifs sur l’autoroute à péage. Ceci «pour trouver des solutions, parce qu’il y en a» : a déclaré le Pdg d’Eiffage, Gérard Sénac, le concessionnaire de l’infrastructure routière. Il a fait l’annonce en marge de la visite de la visite de Macron au Sénégal.

Le Président Macky Sall, notant leur cherté, avait recommandé une révision des tarifs sur l’autoroute à péage. Eiffage après un long entretien avec le président de la République sur le sujet, a dégagé des pistes de solutions : «Il va peut-être falloir supprimer ou modifier les barrières de péage pour que ce soit plus facile, et on veut regarder sur la totalité, de Dakar jusqu’à Thiès ou Mbour, comment faire.»

Mais Senac n’a pas manqué de laisser entendre qu’Eiffage et ses partenaires vont d’abord rentabiliser leur investissement. «Je suis concessionnaire, mais l’État est concédant, donc c’est ensemble que l’on trouvera les solutions », a-t-il martelé. Il y a aussi les bailleurs de fonds, des prêteurs qui ont mis de l’argent, donc il faut que ce soit fait d’une manière transparente, et on est d’accord avec la demande du président de la République d’étudier et de trouver une solution.» Tout ceci depuis février 2018.

 

Transport routier : Abdoulaye Daouda Diallo « La baisse du tarif du péage sera effective en fin juillet »

Lors de sa visite au niveau du prolongement de la Vdn section 2, hier, mardi 3 juillet 2018, Abdoulaye Daouda Diallo est revenu sur les permis à point et le tarif du péage.

« Nous sommes entrain de discuter avec le concessionnaire pour voir le juste milieu, pour non seulement assurer la rentabilité du projet, mais aussi permettre aux sénégalais d’utiliser l’autoroute à moindre prix. Nous pensons que d’ici les semaines à venir plus précisément à la fin du mois de juillet, le président fera l’annonce aux populations », clame t-il.

 

La réaction du Gouvernement ne s’est pas fait attendre

Le gouvernement du Premier ministre, Mouhamad Boun Abdallah Dione, avait jusqu’au 30 juin pour finaliser les négociations entamées avec Eiffage Sénégal, société gestionnaire de l’autoroute Dakar – Diamniadio, à propos de la baisse des tarifs exorbitants. Le chef de l’État accorde un délai de 18 jours aux deux parties pour faire taire la vieille contestation des usagers de l’autoroute qui se disent «arnaqués» par Gérard Senac, directeur général de Senac SA, laquelle est la filiale du français Eiffage.

Macky Sall a aussi demandé au gouvernement «de mettre en place un dispositif cohérent et performant de régulation et de suivi – évaluation de l’exploitation des autoroutes à péage avec l’ouverture prochaine des autoroutes Ila Touba- AIBD, Thiès-AIBD et Sindia-Mbour»

A rappeler que, le Collectif citoyen des usagers de l’autoroute à péage, initié par l’ancien député Cheikh Oumar Sy, estime que « le tarif de 3.000 francs CFA (4,5 euros) imposé aux automobilistes par Eiffage, doit être revu à la baisse». A terme, les usagers de l’autoroute à péage devraient donc payer 1.500 francs CFA pour un aller-retour Dakar-Diamniadio-Dakar.

Cheikh Omar Sy va même plus loin et demande à Macky Sall de déclassiþer le contrat liant Eiffage Sénégal à l’État pour que les citoyens en connaissent les termes.

«Ce qui est plus important pour nous, c‘est la publication du contrat. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponses par rapport à nos interpellations sur ce contrat-là entre l’État du Sénégal et Eiffage. Je crois qu’avant de finaliser les tarifs, il faut avoir connaissance du contrat», a-t-il déclaré.

Ce secteur à notre avis, n’est pas le seul secteur que l’État peut exploiter pour alléger la cherté de vie aux citoyens. Il y a aussi les coûts de transport, du carburant et les produits de premières nécessités. Dans un pays qui aspire au développement le volet social doit être balisé pour assurer le minimum de bien être à la population et ensuite lancer les reformes pour assoir une base solide de développement dans la continuité.

 

La Rédaction NAM