Bénin : À la découverte de l’extraction du sel de sable à Djègbadji. …Par Nicole PAQUET

À Djègbadji, dans la lagune de la commune de Ouidah, des femmes vivent de la fabrication et de la commercialisation du sel familial. Chaque famille possède un lopin de terre qu’elle exploite seulement 6 mois de l’année, quand la crue ne recouvre pas leurs terrains.

Leur technique consiste à gratter le sable salé de leur parcelle (elles le reconnaissent grâce aux petits éclats brillants), d’en faire des petits tas qui seront ensuite versés dans de grands paniers tressés en branchages de palétuviers, dans lesquels elles intercalent des linges fins en guise de filtre. Ensuite elles versent sur ces paniers de sable salé, l’eau de la lagune qui entoure leur parcelle.


À la base du panier, elles installent un petit tuyau qui permettra à l’eau ayant récupéré le sel du sable, de s’écouler dans un grand récipient. Elles effectuent alors un test de salinité de l’eau ainsi obtenue, en versant un peu de cette eau dans un flacon et en y ajoutant quelques noix de palme. Si les noix remontent à la surface, la salinité est bonne, si les noix restent au fond du flacon la salinité n’est pas suffisante et dans ce cas l’eau est remise sur du sable salé pour recommencer l’opération du filtrage.


Dans les cabanes construites en bois et palmes, cette eau sera placée dans de grandes marmites, sur un four en terre à quatre foyers, alimenté au bois. L’ébullition et l’évaporation de l’eau permettra enfin de récupérer le sel.

 

Par Nicole Paquet

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