AGOA/forum de Lomé : les Africains invités à développer le commerce pour accroître les richesses

LOME — Le Premier ministre togolais Selom Komi Klassou, a appelé mardi à Lomé les pays africains à « faire effectivement du commerce un levier incontournable pour accroître sensiblement les richesses de nos nations ».

Le Premier ministre togolais a fait ces remarques dans son allocution à l’ouverture du 16e Forum sur la loi américaine de la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA) mardi à Lomé. La rencontre doit réunir 1.000 participants venus de 38 pays d’Afrique et des Etats-Unis.

« Les assises de Lomé doivent servir de catalyseurs pour réaliser nos rêves communs et faire effectivement du commerce un levier incontournable pour accroître sensiblement les richesses de nos nations et améliorer les conditions de vie de nos peuples », a déclaré M. Klassou.

A Lomé, les sessions des secteurs privés et de la société civile discutent à huis clos de la stratégie d’utilisation de l’AGOA par les pays et du renforcement des liens d’infrastructures et de transports pour rendre les produits AGOA compétitifs.

Selon M. Klassou, ces sessions constituent des cadres de « discussions par excellence » pour lever les goulots d’étranglements observés dans la mise en œuvre de cet accord de partenariat entre les Etats-Unis et les pays éligibles de l’Afrique subsaharienne.

Aussi a-t-il estimé que le 16e Forum AGOA de la coopération commerciale et économique de Lomé est une « opportunité pour l’Afrique subsaharienne de passer en revue les difficultés et relever les défis d’une croissance accélérée, durable et inclusive ».

Bernadette Legzim-Balouki, ministre togolaise du Commerce et de la Promotion du secteur privé, est revenue sur la pertinence de la rencontre de Lomé pour les acteurs des secteurs public et privé et de la société civile.

Le forum de Lomé donne l’occasion à tous « d’échanger et d’apporter des contributions à l’amélioration des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et les pays de l’Afrique subsaharienne », a-t-elle dit.

« Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, le secteur privé africain rencontre des défis liés entre autres au financement, à l’environnement des affaires ou encore à l’intégration régionale », a-t-elle relevé.

« Nous devons donc surmonter ces défis, afin de rendre les entreprises africaines plus compétitives devant la concurrence internationale où les produits africains destinés à l’exportation n’arrivent pas, pour la plupart du temps à percer le marché international et plus particulièrement, le marché américain », a indiqué Mme Bernadette Legzim-Balouki.

A son analyse, à cause de ces défis, « les dispositions de l’AGOA n’ont pas été exploitées de façon optimale par les opérateurs économiques africains ».

L’AGOA vise essentiellement à promouvoir l’augmentation du commerce et les investissements entre les Etats-Unis et les pays de l’Afrique subsaharienne. Elle accorde une détaxe complète sur certains produits, notamment agricoles et textiles, en provenance de l’Afrique. Plus de 6.500 produits sont identifiés pour bénéficier de traitement hors taxe à leur entrée sur le territoire américain.

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