Paiement électronique : Total et Worldline dans le tour de table de InTouch Sénégal

Le pétrolier Total et Worldline, filiale du groupe français Atos, sont désormais actionnaires et clients de la startup sénégalaise spécialisée dans le paiement électronique Intouch. Les deux multinationales accompagneront le déploiement de sa solution de guichet unique dans huit pays d’Afrique.
Le paiement électronique se développe dans tous les secteurs en Afrique, y compris dans la distribution des produits pétroliers. Le groupe pétrolier français Total et la filiale spécialisée dans les paiements électroniques du groupe français Atos, ont signé des accords commerciaux, de financement et de coopération technologique avec la Fintech sénégalaise InTouch et deviennent, par la même occasion actionnaires de la startup aux côtés de son fondateur, Omar Cissé. L’objectif ? Déployer la plateforme appelée «guichet unique» développé par la startup sénégalaise, comme le rapporte un communiqué commun. Il s’agit d’un terminal unique permettant l’acceptation d’une offre très large de moyens de paiement (monnaie électronique, cartes privatives et cash) et offre des prestations de service proposées par des tiers, tels que les abonnements multimédias, le paiement de factures, le transfert d’argent, le rechargement de cartes, et les services bancaires et assurance.
Aux termes de ces accords, Total et Worldline accompagneront, financièrement et logistiquement, le déploiement de la solution sur 8 marchés africains : le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Mali, le Maroc, la République de Guinée et le Sénégal. La pétrolière française commencera d’abord par développer la solution dans ses stations-service dans ces huit pays et potentiellement dans 30 autres en Afrique et au Moyen-Orient.
InTouch, pour sa part, envisage de déployer sa solution à travers quelque 5 000 points de vente (réseaux de distribution et points de vente indépendants). Elle sera soutenue par Worldline qui apportera son expertise dans le domaine des solutions de paiement et fournira également une infrastructure d’hébergement industrielle sécurisée.
Signé le 13 juillet, l’accord ne sera pas applicable qu’après l’approbation des autorités de concurrence compétentes.